11 Mai 2017- Château de Beaumesnil

 

D’un château fort féodal dont les ruines sont recouvertes par « la motte féodale », on passe au généreux cadeau de mariage de Jacques de Nonant à son épouse : le château de Beaumesnil et ses terres !

 

Le château flanqué de sa « motte féodale »

26 anciennes de St.Do,. deux conjoints et une sympathisante, sont au rendez-vous pour passer la journée sur le domaine et partager les souvenirs des différents propriétaires des lieux.

 

Depuis l’achèvement des travaux en 1640 jusqu’à la création de la Fondation Fürstenberg en 1966, le château est passé aux mains de différents personnages célèbres dont le Duc de Montmorency qui le remit en état après les ravages dus à la Révolution française. En 1928, le Grand Duc de Russie Dimitri en devient propriétaire. Il réside vers l’Orangerie et utilise les salles de réception du château pour réunir le Tout Paris. Coco Chanel y aura ses habitudes.

 

Le château passe ensuite aux mains d’Eugénie et Jean de Fürstenberg. Ces derniers, n’ayant pas d’héritier, créent la fondation Fürstenberg qui aura la charge de conserver et de prendre soin, en particulier, des collections de livres précieux et des reliures, une des passions du propriétaire. Depuis 1966 c’est cette fondation qui gère le domaine.

 

Devant la façade notre jeune guide Sybille nous explique la règle de 3 suivie par les architectes : 3 étages, 3 couleurs : le bleu des ardoises, le blanc de la pierre et le rouge des briques, 3 corps principaux de bâtiments, dans un mélange de styles baroque et maniériste.

 

Les 3 couleurs

L’imposant grand escalier de l’entrée du château dessert les pièces de réception que nous allons visiter.

A droite, le grand salon et ses boiseries superbes, couleur « capucin » en référence à la teinte de la bure des moines de cet ordre. Les fauteuils sont recouverts de tapisseries d’Aubusson. Des personnages décorent les dossiers, pas les assises : on ne pose pas son séant sur des visages !!

Le salon d’apparat

 

Faisant suite au salon, dans un pavillon ajouté au 18ème siècle, se trouve la bibliothèque et la très belle collection de reliures de Jean de Fürstenberg : précision, finesse et richesse des décors.

 

Après avoir emprunté un joli escalier en colimaçon, nous découvrons au 1er étage des exemplaires superbes de cette même collection.

Madame à sa tour monte…

L’Art de la table occupe quelques salles :

 

couvert dressé à l’anglaise, à la française,

A la « française » comme à la maison !

 

savants  pliages de serviettes,

Pliage en forme de fleur

 

et origine de l’expression : joindre les deux bouts.

Il s’agissait pour un laquai de nouer la serviette autour du cou d’un gentilhomme, afin de protéger sa fraise ou ses vêtements des reliefs du repas !

Macarons, présents dès le 19ème siècle, et gâteaux divers qui ornent la table dressée sont plus vrais que nature et nous mettent l’eau à la bouche.

A table !

Maintenant direction les cuisines pour une démonstration de fabrication de caramels par Léa.

 

Ici, immense cheminée, là, impressionnant tournebroche à crémaillère, partout nombreuses casseroles et bassines en cuivre.

Un cul de poule, en cuivre bien sûr, est choisi pour faire fondre les ingrédients :

  • 375 gr. de sucre blanc en morceaux

  • 100 gr. de sirop de glucose

  • 25 cl. de crème fraîche entière liquide.

  • Un soupçon d’eau

On laisse fondre le sucre et le sirop sans remuer. Si besoin, on ajoute un peu d’eau. Lorsque le mélange prend une belle teinte brune on ajoute hors du feu les 25 cl. de crème fraîche, puis on remet à bouillir jusqu’à 118°.                                              3

On verse dans un moule carré. C’est prêt !

Laisser reposer 1h, puis une nuit au réfrigérateur. Couper avec un couteau bien chaud et….déguster !

 

C’est ce que nous faisons bien volontiers tout en nous dirigeant vers une salle avec vue sur le château, où le couvert a été dressé, plus modestement il est vrai, que pour le Grand Duc Dimitri !..

« Grandeur et décadence… »

Notre Présidente, Marie-Claude souhaite à tous la bienvenue et plus particulièrement un Bon Anniversaire à Jeanne Beau et Brigitte Brasseur.

 

L’après-midi sera consacrée à la visite du Parc. Un jeu de piste astucieux nous amène à faire le tour complet des jardins.

Notre terrain de jeu !

Deux groupes vont se disputer la victoire. Il s’agit de trouver une phrase utilisant les lettres trouvées dans le désordre sur des panneaux au cours de la promenade. Solution : « Mettre son grain de sel ».

Après quelques emplettes dans le magasin du château, à l’invitation de Françoise Guillemin, nous rejoignons Malleville sur le Bec, où elle nous accueille dans sa charmante maison normande. Elle et Babeth ont préparé un buffet avec jus de fruits et gâteaux au chocolat, aux noix, à la rhubarbe et aux biscuits roses de Reims, clin d’œil à notre escapade de septembre dernier !

Une pluie bien normande ne nous permet pas de profiter, hélas, du jardin.

Nous nous séparons vers 17h30, très satisfaits de cette belle journée pendant laquelle le château, sa chapelle, son parc et ses dépendances, sont restés ouverts et accessibles rien que pour nous.

Le soleil était dans les cœurs !!

Merci à Françoise Guillemin pour l’organisation, à Sybille et Léa les « châtelaines » pour leur gentillesse et leur disponibilité, et à Monique Berquet pour « la mise en images » de ce compte-rendu.

Catherine Nivromont

 

 

Et maintenant c’est à Panly que nous nous retrouverons, le jeudi 28 septembre prochain, pour la visite passionnante de la Centrale, après un été que nous vous souhaitons bien rempli.

N’oubliez pas de vous inscrire au plus vite !